Exposition Plumes du paradis au musée du quai Branly : dates, tarifs et infos

Pourquoi les oiseaux de paradis fascinent-ils autant ? Le musée du quai Branly – Jacques Chirac explore cette question avec Plumes du paradis, une exposition consacrée à ces oiseaux extraordinaires et à l’histoire de leurs plumes. Du 12 mai au 8 novembre 2026, près de 190 œuvres et objets permettent de découvrir les multiples représentations de ces animaux, de la Nouvelle-Guinée à l’Europe.

Une fascination née des plumes

Avec leurs couleurs éclatantes, leurs longues plumes et leurs parades spectaculaires, les oiseaux de paradis ont depuis longtemps nourri l’imaginaire humain. Originaires principalement de Nouvelle-Guinée et des régions voisines, ils ont également suscité une véritable fascination chez les explorateurs et collectionneurs européens.

L’exposition revient sur cette histoire en réunissant des parures, peintures, objets, spécimens naturalisés et documents. Les plumes constituent le fil conducteur du parcours : matériaux précieux, éléments de parure ou objets d’étude, elles ont changé de signification selon les lieux et les époques.

Des objets qui racontent plusieurs histoires

L’intérêt de Plumes du paradis tient notamment à la diversité des pièces présentées. Certaines témoignent de l’utilisation des plumes dans les sociétés de Nouvelle-Guinée et d’Asie, où elles peuvent avoir une dimension esthétique, sociale ou symbolique.

D’autres montrent comment les oiseaux de paradis ont été observés et représentés en Europe. Leur arrivée dans les collections d’histoire naturelle a contribué à construire autour d’eux une image d’animaux presque mythiques.

Le parcours met ainsi en regard les usages culturels des plumes et le regard scientifique et artistique porté sur ces oiseaux.

Entre histoire naturelle et cultures de Nouvelle-Guinée

L’exposition adopte une approche qui dépasse la simple présentation d’objets. Elle fait dialoguer histoire naturelle, ethnologie et histoire de l’art, tout en intégrant les regards de scientifiques, d’universitaires et d’artistes de Nouvelle-Guinée.

Cette pluralité de points de vue permet notamment de questionner la manière dont les musées ont constitué leurs collections et raconté l’histoire d’espèces venues de territoires lointains.

Le visiteur découvre ainsi une histoire faite de rencontres entre des cultures, des savoirs et des façons différentes de regarder le vivant.

Une réflexion sur notre rapport au vivant

La beauté des oiseaux de paradis est aussi le point de départ d’une réflexion plus contemporaine. Ces espèces sont liées à des écosystèmes particulièrement riches, mais fragiles.

En retraçant l’histoire de leur découverte et de leur représentation, Plumes du paradis rappelle que notre fascination pour le monde naturel a parfois aussi conduit à prélever, collectionner et déplacer des éléments du vivant.

L’exposition invite donc à regarder ces oiseaux autrement : non plus seulement comme des curiosités aux plumages extraordinaires, mais comme des espèces inscrites dans un environnement et dans des cultures qu’il faut également préserver.

Des plumes jusque dans la mode européenne

En Europe, les plumes de paradis ne sont pas seulement collectionnées pour leur rareté : elles deviennent aussi des éléments de mode et de prestige. À partir du XIXᵉ siècle, les plumes exotiques sont particulièrement appréciées pour orner les coiffures, les chapeaux et les tenues féminines.

Les portraits présentés dans l’exposition en témoignent. Les plumes sont associées à des bijoux, des étoffes raffinées et des coiffes sophistiquées, comme pour accentuer le statut social de celles qui les portent. Leur provenance lointaine ajoute également une dimension exotique à ces apparats.

Ainsi, une plume autrefois utilisée dans les parures de Nouvelle-Guinée se retrouve transformée, en Europe, en accessoire de luxe et objet de distinction, avant d’être immortalisée dans la peinture.

Informations pratiques:

  • Exposition : Plumes du paradis
  • Lieu : Galerie Germain Viatte, musée du quai Branly – Jacques Chirac, à Paris.
  • Dates : du 12 mai au 8 novembre 2026.
  • Tarif : 14 € en plein tarif, 11 € en tarif réduit.
  • Public : tous publics.
  • Accessibilité : l’exposition propose notamment des dispositifs pour les personnes en situation de handicap visuel, auditif, moteur ou mental, ainsi qu’une vidéo de présentation en LSF.
  • À savoir : un dépliant de visite et un audioguide sont disponibles pour accompagner la découverte de l’exposition.

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